Acheter un château, quelle démarche suivre ?

 

De nombreux amateurs de vieilles pierres souhaitent  devenir châtelain, les monuments ne manquent pas en France : châteaux, manoirs, gentilhommières, abbayes jalonnent la campagne française, souvent en parfait état ou délabrés.

Avant de se lancer dans l’acquisition de tels édifices, quelque soit l’offre qui peut être très alléchante, faites le estimer en prenant contact avec un expert immobilier pour éviter que votre passion ne devienne un cauchemar.

Combien coûte réellement un château ?

L’état du château est un critère essentiel dans l’évaluation de son coût. Pour l’acheteur, le prix de revient de l’édifice s’obtient après les travaux de gros œuvre essentiels :

  • Toiture, charpente, drainage autour des murs pour combattre l’humidité,
  • Installation du chauffage et des éléments de confort,
  • Réfection du système électrique,
  • Remplacement des huisseries,
  • Etc.

Ces travaux et bien d’autres peuvent être réalisés sans pour autant qu’ils aboutissent à un confort maximum. Ils engendrent souvent une lourde facture qui peut largement dépasser le prix d’achat lui-même.

Avant l’achat, faites intervenir un expert immobilier pour évaluer le montant des éventuels gros travaux urgents pour le maintien du Bien.

Les autres critères de détermination du prix

La valeur d’un château se détermine, en dehors de son état,  par certains paramètres :

Situation géographique

Autour de Paris et en région PACA, les prix sont plus élevés que dans les autres régions françaises.

Environnement

L’existence de parc et jardin, une vue magnifique et une atmosphère calme et paisible constituent des facteurs valorisants qui peuvent augmenter le prix du monument.

Epoque architecturale

Les édifices les plus demandés sont ceux des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Les châteaux médiévaux et du XIXe siècle restent généralement abordables.

Taille

Les domaines prestigieux de petite taille sont généralement plus chers que les grands châteaux.

Châteaux inscrits ou classés monuments historiques

Le propriétaire d’un bâtiment inscrit au titre des monuments historiques ou classé en tant que tel bénéficie d’avantages fiscaux et de subventions pour l’entretien de son édifice couvrant 15 à 40 % les frais d’entretien. Mais il lui faut une autorisation préalable pour réaliser certains travaux.

Si le château n’est pas ouvert au public, le propriétaire pourra déduire 50% des charges foncières de son revenu global. Pour les travaux subventionnés, ils seront déductibles à 100% de son revenu global.

Si la visite est payante, l’acquéreur pourra déduire de la recette :

  • Un forfait de 1524 euros lié à la seule visite de la demeure ou une somme de 2287 euros si les visiteurs accèdent au parc
  • 75 % des charges foncières et 100 % des travaux subventionnés. Le déficit foncier sera imputé sur le revenu global du propriétaire.
  • Si la visite est gratuite, les charges seront totalement déductibles du budget global du locateur.
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